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Les étiollais ont pu suivre depuis plusieurs mois les étapes de ce vaste chantier, le long de la D448, qui se poursuivra jusqu’à l’inauguration prévue au printemps 2009.
Ce bassin de plusieurs hectares jouxte les pieds du remblai de la route départementale et s’étend depuis l’ancien pont à l’arrière du parking du centre commercial Champion, jusqu’à la Francilienne.
Cette plaine non constructible est avant tout destinée à absorber les crues de la Seine et n’a jamais bénéficié d’aménagement.
Son entretien et la protection de la faune et de la flore spécifique aux zones humides longeant les rivières, ont été quasiment nuls jusqu’à présent.
L’état déplorable des berges jonchées de détritus, de ferrailles, de caravanes ou de barques rouillées et de tout ce que notre société peut rejeter comme polluant nécessitait un récurage lourd et efficace.
La volonté conjointe de la municipalité d’Etiolles et du Conseil Général ont permis de mettre en œuvre un plan d’action adapté, afin de restituer à la nature une possibilité de vie protégée et maîtrisée, qui offre un nouveau visage aux promeneurs étiollais.
Cet important travail pour débarrasser la nature des actes polluants et des incivilités répétées de nos congénères, est déjà perceptible ; la plaine a enfin retrouvé un aspect coloré et sa véritable morphologie.
Largement réputée comme site archéologique, nous découvrons de nouveau aspects du lieu, comme sa richesse géologique, comme l’ensemble du vivant présent dans ce même milieu, qui en font un lieu de mémoire de notre histoire.
Les traces d’alluvions, les reliquats de reliefs du paléolithique, le souvenir de la période glacière.., beaucoup de traces pour la réflexion de l’homme qui se retourne sur son histoire, mais aussi sur l’explication géomorphologique du présent.
Depuis de nombreuses années, la plaine est renommée auprès des botanistes et naturalistes et celle-ci est connue également pour la présence de la tulipe sauvage (tulipa sylvestris), plante protégée au niveau national. On y rencontre également l’Aristoche clématite, une espèce assez rare de clématite.
Outre les nombreuses espèces ligneuses, une population riche d’oiseaux dont le plus facile à repérer est sans doute le héron de par sa taille, on y trouve aussi les orvets, les lézards de murailles, la grenouille rieuse, mais aussi malheureusement les tortues de floride.
Pour nourrir tout ce monde, les insectes libellules, sauterelles, criquets, grillons, côtoient plus gros qu’eux : lapins, ragondins, rat musqué, renard roux et nos voisins les sangliers.
La plaine du Coudray est classée Espaces Naturels Sensibles, mais sa valeur patrimonique ne nous interdit pas de la visiter et de rêver à nos ancêtres Magdaléniens, tout en flânant le long du fleuve.
Les objectifs de gestion et d’aménagement de cette plaine, sous la responsabilité du Conservatoire départemental des Espaces Naturels Sensibles, sont au nombre de trois :
Une gestion mixte alliant la protection du patrimoine faune et flore et archéologique avec l’ouverte à la fréquentation du public.
Une gestion plurielle qui maintien la diversité des biotopes sans sélection abusive et qui protège les espèces les plus fragiles.
Une gestion interventionniste qui ne laisse pas la nature imposer seule sa loi, afin de protéger et de favoriser une diversité maîtrisée.
A cet effet, le maintien de l’activité agricole alliée à un aménagement diversifié de lots différenciés comme les mares, les rus, et la création de chemins engravés, de parcelles en prairie et de pistes cyclables bordées de larges espaces enherbés, égayent la plaine du Coudray et invitent à la promenade.
Les randonneurs pédestres, les cyclistes mais aussi les pêcheurs, pourront accéder au fleuve, franchir les rus par des ponts nouvellement implantés et restaurés. Les personnes à mobilité réduite trouveront également un accès au fleuve et un poste de pêche adapté.
Cette première étape s’inscrit dans une réflexion globale sur l’aménagement des bords de Seine et devrait être suivie, dans les années à venir, d’ouvertures vers les communes voisines, et d’une recherche de continuité pédestre et de loisirs tout au long du fleuve.
Mais n’anticipons pas ce qui est au stade des études et de concertations à venir, et profitons de ce que nous offre l’actualité.
Tous ensemble, nous aurons à cœur de protéger cet environnement privilégié, et nous espérons voir de nombreux etiollais le jour de l’inauguration , prévue au printemps 2009, lorsque la date sera définitivement confirmée.
D’ici là la plaine reste ouverte et l’aménagement se poursuit.