Orly et les nuisances aériennes, bruit et pollution : ALERTE !

MISE À JOUR : 12 octobre 2018

Le mécontentement vis-à-vis des avions qui survolent à basse altitude l’ensemble des communes limitrophes de la N 104, dont Soisy-sur-Seine et Étiolles, ne cesse de grandir. Si nous venons de connaître une série exceptionnelle de 4 semaines de vent d’Est, qui a aggravé la situation en imposant des décollages d’Orly suivis de trajectoires qui ont amené son cortège de nuisances à la verticale de nos lieux d’habitation, d’autres éléments sont particulièrement préoccupants et exigent une mobilisation de tous, administrés comme élus municipaux, intercommunaux, départementaux et parlementaires.

Rappel de la situation.

Une tentative de modification des trajectoires sans concertation des élus

Premier point clé, la DGAC a tenté d’imposer en 2017, sans concertation avec les élus locaux, une modification de la trajectoire officielle que doivent emprunter les avions décollant vers l’Est pour se diriger ensuite vers l’Ouest et le Sud-Ouest. En pratique, nous le constatons quotidiennement, les communes de Soisy-sur-Seine et Étiolles sont survolées alors que les trajectoires « officielles » sont en réalité plus au Nord.
La DGAC entendait donc « acter » ces survols non prévus dans la plus grande discrétion. Les actions conjointes de Soisy et Étiolles ont conduit à la mise au point de la procédure PRISALT proposée par des experts en aéronautique, Commandants de Bord, Instructeurs Contrôleurs aériens, avec l’appui de grandes associations.
La procédure PRISALT permet, en imposant une priorité absolue à la prise d’altitude des avions après le décollage, de les faire passer plus haut au-dessus de nos territoires. Plus haut implique une baisse conséquente du bruit ressenti au niveau du sol mais surtout diminue fortement la consommation en kérosène des avions donc la pollution atmosphérique. Des réflexions sont actuellement menées avec la DGAC à ce sujet.

L’agrandissement d’Orly se traduit par une augmentation du trafic aérien

Deuxième point clé, les responsables de l’aéroport d’Orly, en présence des Élus du département de l’Essonne, nous ont prévenus le 11 juin 2018, à l’hôtel du département de l’Essonne, que les travaux d’extension d’Orly, reliant Orly Ouest à Orly Sud pour un montant de 385 M€, permettraient une augmentation du trafic de 30 % dès le 4 juillet 2018, « sans augmenter la limite légale du nombre de 250 000 créneaux annuels et pour absorber la pointe des vacances ». On ne peut qu’être très réservé sur cet engagement ponctuel de rester à 250 000 créneaux annuels après les budgets déjà engagés d’autant que d’autres informations confirment nos craintes.

La privatisation d’ADP pourrait être lourde de conséquences

En effet, avec le projet de Loi « Pacte », présenté le 18 juin dernier en conseil des Ministres, l’État affiche aujourd’hui clairement sa volonté de céder ses parts dans trois entreprises, notamment ADP (ex-Aéroports de Paris). ADP deviendrait dans un premier temps une entreprise privée détenue majoritairement par l’Etat puis il y aurait ouverture du capital de cette société à des intérêts privés avec toutes les dérives que l’on peut craindre.

Face aux nuisances aériennes que subissent déjà nos communes, la vente d’ADP fait craindre une augmentation majeure du trafic aérien et une augmentation des nuisances qui seraient désastreuses pour les populations et l’environnement. D’après plusieurs sources, en particulier associatives, il devrait y avoir dans le panier accompagnant la privatisation, une remise en cause des horaires du couvre-feu sur Orly et une augmentation des créneaux allant jusqu’à 300 000, sachant que la limite actuelle imposée par décret est de 250 000. Pour mémoire, les pistes d’Orly peuvent absorber 420 000 mouvements annuels. Chacun aura compris que ces actions concertées (trajectoire, extension d’Orly, privatisation, créneaux horaires) conduiront évidemment à augmenter de manière significative l’utilisation des pistes et de l’aérogare et seront catastrophiques pour les administrés de nos communes et pour l’environnement de Sénart.

Le pire est peut-être encore à venir

Imaginons le pire : supporter un avion à moins de 2000 mètres d’altitude toutes les 2 minutes, dès 6 heures du matin et jusqu’à minuit. En période estivale, nous aurions à supporter tout ce bruit et cette pollution avec les fenêtres de nos logements ouvertes, et bien sûr avec un trafic encore plus soutenu au moment des départs en vacances. Cette hypothèse de réduction ou de remise en cause du couvre-feu nocturne a d’ailleurs été évoquée lors des assises nationales du transport aérien.

L’augmentation éventuelle du trafic représente un danger vital pour nos populations que personne ne doit ignorer. On parle là, au-delà des nuisances sonores, de l’impact sur la santé de nos concitoyens par la pollution aérienne. On nous assomme de mesures de réduction des taux de pollution des voitures, mais le vrai problème ne se situe-t-il pas au-dessus de nos têtes ?

Pour montrer notre détermination et ne pas subir de nouvelles nuisances, nous allons, avec les élus des communes proches et les associations associées à notre combat, dès la fin Août, mobiliser l’ensemble des élus municipaux, intercommunaux et départementaux du territoire (Essonne, Val de Marne, Seine et Marne), les parlementaires, les associations, les media. Il convient de tout faire pour empêcher des modifications désastreuses pour notre vie quotidienne et pour l’environnement, imposer la prise d’altitude. Nous appelons au soutien et à la mobilisation de tous nos concitoyens.

On ne touche pas au nombre de créneaux d’Orly.
On ne touche pas aux horaires de fermeture d’Orly la nuit.
On impose la montée en altitude pour diminuer bruit et pollution et le respect de la trajectoire officielle

 



Après une série de tests concluants de la procédure dit « Prisalt » (prise d’altitude rapide), le collectif formé par les maires de l’agglomération Grand Paris Sud a transmis aux plus hautes autorités des courriers afin d’en communiquer les résultats positifs.

Sur la base des essais de la procédure « Prisalt » sur des avions type A320, le collectif a envoyé des courriers au Président de la République et à son ministre de la Transition écologique et solidaire, afin de les informer des résultats. Sur les 3 vols réalisés, il a été constaté un écart positif de 2000 à 3000 pieds (soit environ de 610m à 900m) à l’aplomb de Brie-Comte-Robert. Les avions qui passent plus haut sur toute la trajectoire réduisent les nuisances sonores, la pollution et la consommation de kérosène.

Une solution «gagnant-gagnant» transposable sur tous les aéroports français. Cette solution a été présentée par un expert à un groupe de parlementaires, à l’Assemblée nationale, le 6 mars dernier.

Signez la pétition en ligne en faveur de la procédure PRISALT sur change.org !
Plus d’infos : www.prisalt.wordpress.com


Septembre 2017

Mardi 6 septembre 2017, la réunion publique d’information a réuni une centaine de personnes à la salle du Conseil Municipal à la mairie d’Étiolles. Philippe Jumelle, Maire d’Étiolles, a présenté le projet de la DGAC sur la modification des trajectoires de vols au départ de l’aéroport d’Orly (décollages vers l’Est) et ses enjeux sur notre territoire en compagnie de Jean Serrat, spécialiste de l’aéronautique et des questions de nuisances aériennes.


Juillet 2017

Le 12 juillet, une réunion a eu lieu à la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), à laquelle les élus des territoires concernés étaient conviés.

Lors de cette réunion, il a été rappelé que la trajectoire officielle des avions présente un virage très serré peu après le décollage, qui ne peut, par conséquent, pas être respecté par de nombreux avions. C’est pourquoi la DGAC a proposé à la Commission consultative de l’environnement (CEE) une modification des procédures afin de canaliser les dispersions de trajectoires qui entraînent le survol de zones densément peuplées.

Selon la DGAC, il apparaît en effet nécessaire de repenser les procédures et d’officialiser le fait que les trajectoires réelles sont plus au sud que celles décrites. La nouvelle proposition vise à limiter et contrôler les dispersions, tout en concentrant le flux aérien au-dessus de la Forêt de Sénart plutôt que sur les zones habitées.

Pour autant, les explications données sur les nouvelles trajectoires soumises à consultation ne répondent que partiellement à nos inquiétudes en termes d’altitude et de zones de survol.

Les élus ont proposé que le point de sortie de la Forêt de Sénart envisagé soit déplacé plus au nord afin de prendre en compte la réalité constatée par les habitants (en considérant la moyenne des trajectoires observées actuellement) et de faire en sorte que ces modifications de procédures n’impliquent pas un transfert de nuisances.


Lors de la commission consultative environnement d’Orly (CCE) du jeudi 16 juin, la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a proposé la modification de certaines trajectoires de vols au départ de l’aéroport d’Orly en configuration de décollage vers l’Est. L’objectif affiché par la DGAC : que les avions en partance pour l’Ouest et le Nord survolent un nombre moins important de zones habitées.

Ces nouvelles trajectoires concerneraient principalement Ris-Orangis, Soisy, Évry et Corbeil-Essonnes.  Selon les cartes très approximatives illustrant la proposition, la commune d’Étiolles ne serait pas « directement » impactée par la nouvelle trajectoire.

Cette volonté de modification des trajectoires de vols ne date pas d’hier. Depuis 2001, les élus du Val d’Yerres, territoire directement concerné par le survol des avions, demandent la modification des procédures de décollages. Plusieurs projets ont déjà été évoqués mais tous ont été refusés.

Le dernier projet en date du jeudi 16 juin, n’était pas connu par les maires des communes concernées par la nouvelle trajectoire des avions , ni par les associations de défense de l’environnement qui veillent au non transfert des nuisances.

Pour rappel, l’arrêté du 31 août 2012 de la préfecture de la région Île-de-France fixant la composition des membres de la commission consultative de l’environnement (CCE) de l’aérodrome de Paris-Orly a été modifié le 31 mars dernier pour tenir compte du nouveau découpage des agglomérations.

Grand Paris Sud – Seine Essonne Sénart n’a pourtant pas de représentant aujourd’hui, alors même que la CCE devait être appelée à débattre, peu de temps après, d’un projet concernant directement plusieurs communes de notre agglomération.

Les élus d’Etiolles sont mobilisés contre tout projet risquant d’augmenter les nuisances aériennes pour nos administrés et ont envoyé des courriers (à télécharger ci-dessous) pour marquer notre indignation adressés à Ségolène Royal, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, Jean-François Carenco, Préfet de la Région Ile-de-France, et à l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA), qui sera appelée à donner son avis pour une mise en service éventuelle de ces modifications en décembre 2016.

Nous vous informerons des avancées de nos démarches.

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